Expansion

Destructions, massacres, famine et exode étaient le lot du peuple libanais durant la Première Guerre Mondiale. Les hommes de l'armée ottomane n'épargnèrent pas de leur barbarie ni les religieux ni les monastères. Tous les monastères de l’Ordre Antonin Maronite situés au Metn furent profanés, brûlés ou détruits, sinon transformés en casernes militaires et leurs moines chassés ou tués.

Ce n'est que bien après la fin de la grande guerre que l'Ordre Antonin put récupérer ces monastères grâce, particulièrement, aux efforts du Supérieur Général l'Abbé Youssef Aramouni. Cependant et jusqu'en 1931 le noviciat était arrêté.

La guerre finie, les responsables de l'Ordre déployèrent aussitôt tous leurs efforts pour rassembler la famille Antonine et reprendre la vie Communautaire. Tout d'abord, le noviciat a été définitivement établi à Mar Chaaya depuis 1938, après avoir été déplacé entre les monastères Mar Chaaya, Mar Youhanna à Ajaltoun ou Mar Roukoz à Dékwaneh.

En 1941 l'instauration du Petit Séminaire, ou Postulat, au monastère Mar Chaaya, est considérée comme un nouveau départ dans la vie monastique, les jeunes gens désireux d'entrer dans les Ordres étaient alors pris en charge, dès les petites classes, jusqu'à l'âge de 15 ans et préparés au noviciat où ils faisaient connaissance de la vie monastique avant la profession des voeux.

Fin 1949, le Supérieur Général de l'Ordre, alors le Père Abbé Boutros Lteif décida de transférer le Petit Séminaire du monastère Mar Chaaya au monastère Mar Antonios à Baabda. Là, les postulants et les jeunes moines poursuivaient leurs études scolaires selon les programmes de l'État, se présentaient aux examens officiels et visaient les diplômes de fin d'études scolaires avant d'entamer les études ecclésiastiques.

Les moines continuaient ensuite, et dès 1932, leurs études de philosophie et de théologie à l'Université St. Joseph des Pères Jésuites à Beyrouth.

Depuis 1958, sur privilège accordé par la Congrégation pour les Eglises Orientales, grâce à l'appui de feu le Cardinal Akassios Kousa et aux efforts du Supérieur Général de l'Ordre l'Abbé Maroun Harika, les moines Antonins poursuivent leurs études en philosophie et en théologie à Rome, à l'Université St. Anselme des moines Bénédictins ainsi qu'à l'Université Pontificale St. Thomas d'Aquin.

Plus tard, et avec le soutien de feu le Cardinal Albert Decourtray, l'Université Catholique de Lyon - France a ouvert ses portes également aux moines Antonins, reconnus pour leur spiritualité et leur mérite apostolique.

  Le Tau